Les huiles brutes extraites à partir de graines de soja contiennent des impuretés comme les acides gras libres, les phospholipides et les pigments. Sans traitement, ces composants réduisent non seulement la qualité sensorielle mais aussi la durée de conservation. Selon l’ISO 5554, une huile alimentaire destinée à l’export doit avoir un indice d’acide ≤ 0,5 mg KOH/g — un seuil que seul un raffinage efficace permet d’atteindre.
Le raffinage moderne se décompose en cinq étapes fondamentales :
| Type | Capacité (tonnes/jour) | Automatisation | Consommation énergétique |
|---|---|---|---|
| Batch | 1–5 | Faible | ~120 kWh/tonne |
| Semi-continu | 5–20 | Moyenne | ~95 kWh/tonne |
| Continu | 20–100+ | Élevée | ~75 kWh/tonne |
Un fabricant français exportateur a rapporté une hausse de 27 % de sa qualité moyenne après avoir adopté un système continu. Les normes de l’UE (Regulation (EC) No 1935/2004) exigent désormais une traçabilité totale des procédés — ce que les équipements modernes facilitent grâce à des capteurs connectés.
“La désodorisation n’est pas seulement une étape technique : elle garantit la sécurité sanitaire et répond aux attentes des consommateurs européens.” — Dr. Laurent Moreau, expert en transformation alimentaire, Institut Agro.
Les installations modernes doivent intégrer des systèmes de traitement des eaux usées (réduction des DCO à < 100 mg/L) et des filtres à particules pour les émissions gazeuses. En France, la réglementation IPPC impose une certification ISO 14001 pour toute unité produisant > 5 tonnes/jour.
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